L’arrestation de journalistes devient monnaie courante

16 Déc 2019 | Presse / médias, Violences policières

Deux étudiants en journalisme ont été arrêtés, jeudi 12 décembre, à Lille, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. Ils reviennent pour Arrêt sur images sur leur arrestation, après plus de 15 heures de garde à vue chacun.

L’interpellation des deux étudiants pose question. Jeudi, lors de manifestations contre les retraites, deux étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille ont été arrêtés par la police, dans la capitale des Flandres. L’une des arrestations a eu lieu place Richebé, vers 16 h 30. Elle est menée de manière assez musclée par les forces de l’ordre, comme le montre une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

« Des intimidations qui ne sont pas acceptables »

Ces deux interpellations ont fait réagir l’école de journalisme, dans la mesure où ces étudiants faisaient leur travail en filmant la manifestation. « Les éléments en notre possession nous amènent à penser qu’ils ont été interpellés pour avoir pris des photos de policiers en intervention. La liberté de prendre des photos lors de manifestation est un droit », souligne la direction de l’ESJ, dans un tweet.

L’autre a eu lieu devant le commissariat central de police de Lille, vers 19 h 30, où se tenait une manifestation pour réclamer la libération du premier interpellé.

Lire l’article de 20 minutes

Lire l’article du Monde

France 3: Lille : libérés, les deux étudiants en journalisme réagissent après leur interpellation

Du côté des étudiants de l’ESJ, ce vendredi, c’est toujours l’incompréhension. « On condamne ces deux interpellations, explique l’un d’eux. Pour nous, elles sont totalement illégitimes. Place Richebé, quand on a dit aux policiers que Baptiste (l’étudiant interpellé ) était journaliste, on a été gazés. Et devant l’hôtel de police, on est restés non violents, on voulait juste que Baptiste soit libéré et lui montrer notre soutien. Personne (aucun policier) n’a voulu venir discuter. »