La justice française remet en liberté le militant altermondialiste Vincenzo Vecchi

14 Nov 2019 | Droits humains

Vincenzo a été arrêté à Rochefort en Terre en Bretagne le 8 août. Condamné en Italie à 12 ans de prison pour destruction de biens à Gênes il y a 18 ans. Des poursuites totalement disproportionnées ! La LDH appelait à se joindre aux rassemblements organisés un peu partout en France pour demander sa libération et refuser son extradition vers l’Italie

Le militant altermondialiste Vincenzo Vecchi va retrouver la liberté. Ce vendredi, la cour d’appel de Rennes a ordonné la remise en liberté de l’activiste italien, dont les autorités italiennes réclament l’extradition.

La cour d’appel de Rennes a constaté « l’irrégularité » du mandat d’arrêt européen concernant la condamnation de l’Italien Vincenzo Vecchi pour les événements de Gênes en 2001. L’homme, qui vit depuis des années dans le Morbihan, avait été arrêté le 8 août. En 2009, la cour d’appel de Gênes l’avait condamné à douze ans et demi de prison pour des faits survenus lors du sommet du G8 en 2001.

La nouvelle a été accueillie avec beaucoup de joie par le comité de soutien qui s’était formé après l’interpellation du militant.

L’activiste avait notamment été condamné « pour des faits de complicité de vol avec violence ». Il a aussi été condamné en 2007 par la cour d’appel de Milan à quatre ans de prison notamment pour « complicité de dévastation continue », lors d’une manifestation contre l’extrême droite à Milan en 2006. Selon Me Catherine Glon, son avocate, la défense a obtenu « une pièce qui démontre que l’une des condamnations [à Milan] a été intégralement exécutée et qu’elle est éteinte »

Voir la déclaration des avocats

Le gouvernement français ne se satisfait pas de la libération de Vincenzo Vecchi (25 novembre)