Acharnement judiciaire contre Ségundo Cimbron

23 Déc 2019 | Droits humains

Le maire de Saint-Yzans-de-Médoc comparaissait fin mai devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour « provocation directe non suivie d’effet à un attroupement armé ». Le parquet avait requis 5000 euros d’amende. Il avait été relaxé.

Tout a commencé avec le mot « guérilla ». Le 8 janvier 2019, lors d’une réunion publique du collectif des gilets jaunes 33 à Moulis-en-Médoc, dans la région bordelaise, Segundo Cimbron, maire de Saint-Yzans-de-Médoc (apparenté communiste) et gilet jaune, prend la parole à deux reprises. Le débat porte sur les modes d’action. Faut-il manifester en masse à Bordeaux ou occuper davantage les ronds-points, péages et autres parkings de supermarchés ? « J’ai dit qu’il ne fallait pas opposer ces deux modes d’action. J’ai parlé d’actions de type guérilla pour désigner des occupations éphémères de ronds-points. C’est le terme qui m’est venu à l’esprit. Mais il n’y avait aucune confusion, je n’appelais pas à un soulèvement armé ! » raconte l’édile de cette commune rurale de moins de 500 habitants.

Lire la pétition de soutien: Soutenez Segundo Cimbron, maire poursuivi pour un mot « de trop »

Segundo Cimbron1

Le parquet ayant fait appel, il sera de nouveau jugé le 5 février à 14 heures. La LDH sera de nouveau à ses cotés devant ce qui s’apparente à un acharnement judiciaire.