Le symbole de la perpétuité réelle en France est libanais !

14 Oct 2018 | Droits humains

Georges Ibrahim AGeorges Ibrahim Abdallah est accusé  en janvier 1982, du meurtre d’un officier nord-américain, et d’un responsable des services secrets israéliens.

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il est  condamné, en 1987, à perpétuité par la cour d’assises spéciale de Paris pour complicité d’attentat. Après plusieurs tentatives, sa demande de libération est acceptée en 2012 mais annulée en 2013 par la cour de cassation. Le 5 novembre 2014, le tribunal d’application des peines rejette une nouvelle demande de libération, décision confirmée en appel au motif, entre autres, qu’il ne regrette pas les actes pour lesquels il avait été condamné (il a toujours clamé son innocence, mais revendiqué  ses options politiques).

La perpétuité n’étant jamais en France la perpétuité à vie, Georges Ibrahim Abdallah aurait dû être libéré depuis longtemps déjà. Il est donc un prisonnier politique d’exception.  On a fabriqué pour lui le concept de « perpétuité réelle », c’est-à-dire la mort à petit feu en cellule.

Lire le communiqué de la LDH de Gironde: courrier Georges Ibrahim Abdallah

Manifestation le 20 octobre devant la prison de Lannemezan où il est emprisonné.

Lire l’article de la dépêche du midi: https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/04/2881389-les-droits-de-l-homme-fetes-a-lannemezan.html

Inscriptions: liberte.pour.georges@gmail.com