Jeudi 17 MARS 2016 à 20h30 – UTOPIA – 

SOIRÉE-DÉBAT : Fralib: toute expérience est une émancipation

13 Mar 2016 | Rencontre-débats

FralibJeudi 17 mars à 20h30 à l’Utopia Bordeaux, soirée débat, organisée par la radio La Clé des Ondes, consacrée à la lutte des ex-Fralib.

Projection du documentaire « 1336 jours de luttes, des hauts, débats mais toujours debout »

de Claude Hirsch suivie d’un débat. Places en vente à l’Utopia à partir du 7 mars

Avec les ex-Fralib (Géménos) qui on repris de haute lutte l’outil de travail à une des plus grandes multinationales pour fonder une coopérative, Scoop-Ti, acheter équitable, fabriquer bio et vendre à prix raisonnable. Projection suivie d’une rencontre avec des travailleurs de Scoop-Ti.

Après le film Pot de thé /Pot de fer, voici la suite de la saga des « Fralib », depuis septembre 2011, première occupation de l’usine, jusqu’en juillet 2014, fête de fin de conflit. Lutte victorieuse contre le trust Unilever qui veut délocaliser la production en Pologne et fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à dix kilomètres de Marseille. Comment une poignée d’irréductibles ouvriers a pu rester debout contre manœuvres et divisions, portés par l’espoir de reprendre collectivement l’usine ? Le film aborde différents aspects de la lutte du point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit, et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis cette issue victorieuse.

Les luttes des « Fralib » sont devenues le symbole des combats collectifs contre la fatalité des délocalisations. Aujourd’hui, après avoir monté leur coopérative, la marque 1336 (comme 1336 jours de lutte) est de nouveau dans les rayons. Une Histoire (avec un grand H) qui résonne avec celles des LIP ou des réquisitions de Marseille d’après-guerre, et qui vient une fois de plus prouver que si une usine peut se passer de dirigeants, elle ne peut en revanche faire l’impasse sur les ouvriers.